Page 46 - MAGAZINE FCP FIC 2023 FR
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LE MAROC FUTUR HUB DE LA CHIMIE MONDIALE :
UN GISEMENT D’OPPORTUNITÉS LOCALES ET INTERNATIONALES
Le secteur des industries chimiques et parachimiques fédère 1 600 entreprises qui emploient plus de
60 000 personnes, 11 milliards de dirhams d’investissement 190 milliards de dirhams dont chiffres
d’affaires dont 120 milliards à l’export. Comment contribuent les opérateurs à l’émergence du Maroc
en tant que hub mondial du secteur ?
« La filière se porte bien, s’exporte, la fédération a M. Mohammed Benchekroun, directeur général de
joué un rôle important sur l’intégration locale et le DYECHEM et vice-président de la FCP, a pour sa
made in Morocco. Il faut que l’on puisse avoir dans part expliqué qu’« il y a eu, après le COVID, une
la chimie et la parachimie des champions nationaux, rupture au niveau des chaînes logistiques mondiales
à l’instar d’OC pour qu’on puisse produire localement qui déclenché des ruptures de stock de plusieurs
et s’exporter à travers le monde vers d’autres régions matières, une inflation au niveau logistique et des
sur lesquelles le Maroc n’est pas encore présent performances économiques se rapprochant de la
dans la filière », a fait savoir M. Karim CHEIKH, récession dans plusieurs pays ». S’il y a une
président du Groupement des industries marocaines conclusion à tirer, a-t-il poursuivi, n’est plus de se
aéronautiques et spatiales (GIMAS). demander « si l’on a les moyens d’acheter une
matière, mais plutôt si l’on peut l’obtenir dans un
De quoi avons-nous besoin pour prétendre avoir un délai convenable ». Le Maroc, depuis 50 ans, s’est
hub ? « On a d’avoir une histoire et une géographie positionné sur des marchés, en signant des accords
favorables et je pense que le Maroc a tous les atouts. avec l’Union européenne, la ZLECAF en Afrique, à
On a besoin d’une géopolitique favorable. A une ou titre d’exemple.
deux exceptions près, nous sommes très bien
installés. On a besoin de ressources, essentiellement,
humaines. Le Maroc se distingue par sa jeunesse,
son éducation et sa diversité », a répondu
M. Abdelaziz El Mallah, Directeur industriel du
Groupe OCP, nuançant que le Maroc a besoin d’un
cadre législatif, « il y a là, effectivement, un certain
nombre de progrès à apporter ».

